D’après une enquête réalisée conjointement par le Ministère de la Ville et la Mairie de Paris, environ un millier de personnes vivraient dans les égouts parisiens de façon permanente.

Basés sur un recensement effectué en mars par les égoutiers de Paris, ces chiffres devraient interpeller les pouvoirs publics.

Composée essentiellement de personnes sans abris, de maris en instance de divorce ou d’étudiants sans logement, la population souterraine est très hétéroclite.

D’après l’étude, c’est un véritable village qui se serait développé dans les parties les plus accessibles des égouts parisiens.

On y trouverait même quelques commerces informels, ainsi qu’un médecin généraliste. Un marché locatif aurait vu le jour l’année passée, mis en place par un agent immobilier sans scrupules.

Certains habitants ne quittent jamais les égouts. Le rapport présente notamment le cas de Jean, Sdf parisien qui vit sous-terre depuis plus de vingt ans.

Des femmes auraient même donné naissance à des enfants dans les galeries.

Comme toute ville, la population se plaint d’actes de délinquance de plus en plus fréquents. Les habitants réclament désormais la présence d’un agent de police en permanence pour assurer la sécurité des habitants ainsi que celle d’un juge de proximité pour régler les conflits.

Une pétition circulerait pour que d’autres services de l’Etat puissent être assurés sous terre (Caf, Sécurité Sociale et service postal notamment).