Le département de recherche en généalogie de l’Université de Niort mènerait actuellement une étude sur la paternité effective des enfants en partenariat avec l’université de Médecine de Salzburg 2.

Les enfants sont-ils bien ceux des hommes les ayant reconnus ?

L’étude peut choquer d’un point de vue éthique.

Jacques Verottier, directeur du département, précise cependant que la recherche est menée à des fins uniquement thérapeutiques et de façon confidentielle.

Cette étude permettra de mieux appréhender le traitement éventuel des maladies génétiques. Les scientifiques travaillant sur le projet cherchent à savoir si la médecine actuelle n’attribue pas une trop grande importance à la génétique.

Les premiers résultats de l’étude, dont nous nous sommes procurés une copie, semblent assez surréalistes et pourraient amener beaucoup de gens à s’interroger sur ses propres origines.

En effet parmi les 3210 couples père-enfant s’étant portés volontaires pour un test de paternité, 21% n’ont aucun lien génétique. Les résultats individuels de ces tests de paternité sont restés strictement confidentiels.

Plus surprenant, 6% des couples père-enfant testés ont un lien génétique mais de second degré, ce qui implique que le père biologique de l’enfant est un membre de la famille proche du père légal (frère, cousin, père, grand-père, etc.).

D’après cette étude, plus d’un enfant sur quatre ne serait pas celui de son père, ce qui pourrait encourager les médecins à prendre avec un peu moins de considération la prévention des maladies génétiques
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Parmi les 21% de couples père-enfant testés, n’ayant pas de lien génétique, 72% estiment pourtant qu’il y a une véritable ressemblance physique.

Par ailleurs, les 3210 tests effectués l’ont été sur des personnes se déclarant certaines de leur paternité, les autres ayant été écartés de l’étude pour ne pas fausser les statistiques.