Face à la dégradation des conditions d’enseignement, une petite commune du Loir-et-Cher a réintroduit depuis quelques mois une méthode pédagogique qu’on croyait révolue.

Le martinet est de retour dans les classes de primaire et de secondaire après un accord passé entre les familles et la Mairie de la commune.

L’école a dû faire face ces dernières années à de graves problèmes d’indiscipline dans ses classes. A cela, sont venus s’ajouter des résultats scolaires désastreux pour la plupart des élèves.

Pour remédier à ces dérives, le Maire de la commune a proposé aux parents d’élèves la réintroduction de méthodes de discipline à l’ancienne dans les classes.

En début d’année scolaire, lors d’une réunion regroupant la plupart des parents et l’ensemble du corps enseignant, le Maire a présenté sa proposition disciplinaire encadrée par une Charte de Bonne Conduite signée par les élèves, les enseignants et les parents.

Après un accueil mitigé, la totalité des parents a finalement signé une autorisation de recours à de petits châtiments corporels à des fins disciplinaires.

La Charte de Bonne Conduite rédigée par le Maire de la commune, en collaboration avec le Directeur de l’école primaire, le Principal du collège et les représentants des parents d’élèves, détaille les obligations de toutes les parties.

L’enseignant peut par exemple recourir à un martinet en cas de désobéissance grave et répétée d’un élève, après constatation par le Directeur d’école.

La fessée est autorisée par les enseignants jusqu’à l’âge de la puberté, en cas d’insolence à l’égard du corps enseignant, avec cependant une interdiction de recourir à tout autre objet que la force manuelle ou un martinet sans clou.

Plus surprenant, la Charte oblige l’enseignant à pratiquer la sanction disciplinaire devant la classe et en présence du Directeur d’école, à des fins d’exemplarité et pour prévenir toute dérive.

La Charte prévoit une classification stricte des châtiments autorisés en fonction des fautes commises.

On s’étonnera par ailleurs de constater que de mauvais résultats scolaires peuvent être sanctionnés au même titre que l’indiscipline.

Le Maire de la commune, que nous avons contacté, a refusé de lever l’anonymat mais nous a affirmé qu’après une année d’expérimentation, les résultats scolaires et le comportement des élèves s’étaient très nettement améliorés.

D’autres communes étudient la possibilité de réintroduire ces méthodes. Il est également envisageable que cela soit appliqué à tous les établissements français dés la rentrée 2009.